Les résultats de ‘’ l’étude de faisabilité pour la valorisation des sous-produits de la station d’Epuration de Mbour’’, réalisée par le cabinet Delvic a été partagée, le jeudi 13 août au centre David Boilat de Mbour. La cérémonie présidée par le représentant du Préfet de Mbour a été un prétexte de plaidoyer destiné à une exploitation accrue des opportunités offertes par l’assainissement. Le représentant de l’autorité administrative a insisté sur les avantages de l’économie circulaire sur les maraîchers et les autres producteurs agricoles. Par la suite, le représentant du préfet a insisté sur la sécurisation du site, la prévention de la spéculation foncière aux abords de la lagune de Mballing.
Bien avant son intervention, le Directeur de Cabinet du Maire de Maliclounda, Mor Fassa Ndiaye a mis l’accent sur la gestion intégrée la gestion des déchets liquides et solides entre les différentes communes de la zone.
« L’intercommunalité et la mutualisation de nos efforts entre Mbour et Malicounda prouvent que la gestion des déchets et des eaux usées ne s’arrête pas aux frontières administratives de nos communes. Pendant longtemps, les boues de vidange et les eaux usées ont été perçues uniquement comme des nuisances ou des sources de pollution. », a informé Mor Fassa Ndiaye.
La base d’une agriculture viable
L’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) qui a commandité l’étude cherche à jeter les bases de l’économie circulaire conformément aux orientations du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. L’autre objectif, c’est de sauvegarder la lagune en éliminant les rejets des eaux usées dans la lagune comme l’a relevé le cabinet de Delvic qui a réalisé l’étude. Au cours de cette cérémonie, le Directeur Général de l’ONAS, Séni Diène a appelé à la mobilisation des partenaires au développement, aux services de l’Etat qui sont dans l’agriculture, l’aquaculture, le développement durable… «
La mobilisation des partenaires
« Le moment est venu pour nous de réfléchir et de proposer des solutions durables de l’utilisation des produits dérivés de l’assainissement. Les résultats de l’étude démontrent qu’il est bien possible de créer des emplois et de la richesse autour de la station d’épuration. Pour ce faire, nous avons besoin du concours des partenaires pouvant consentir d’autres investissements devant servir à la remise à flot des ouvrages. », a plaidé le Directeur Général de l’ONAS. Selon ce dernier, le budget indicatif des investissements initiaux est estimé à 328,46 millions FCFA Hors Taxe.
Cette évaluation est basée sur les besoins de la prise en charge de la réhabilitation et la sécurisation du site, l’amélioration des ouvrages communs à la Station d’Epuration (STEP) et de la Station de Traitement de Boues de Vidange (STBV), la réhabilitation de l’aire de manœuvre et du point de dépotage, la dotation de la Station de Traitement des boues de vidange (STBV) en équipements électromécaniques, la mise en place des ouvrages de valorisation des boues séchées, l’acquisition d’équipements agricoles de base et la réalisation du système complet de valorisation des eaux traitées.













