Les États-Unis ont menacé de sanctions tout pays continuant de commercer avec l’Iran. Washington veut accroître la pression économique sur Téhéran. Mais les États-Unis maintiennent aussi une pression militaire. Le porte-avions USS George Washington vient d’arriver dans la zone. Il remplace l’Abraham Lincoln qui a entamé sa navigation retour alors que les conditions de vie des membres de l’équipage suscitaient inquiétudes et critiques aux États-Unis.
Avec plus de neuf mois en mer, l’USS Abraham Lincoln achève l’une des plus longues missions d’un porte-avions états-unien depuis la fin de la guerre froide, il y a 37 ans, mais au prix d’une polémique qui s’est étalée dans les colonnes des journaux, entâchant l’image de la marine américaine.
Les familles des marins puis un élu de Californie, l’État d’attache du porte-avions, ont évoqué tour à tour les moissures dans les douches, les toilettes bouchées, le manque de produits sanitaires de base comme le savon ou le dentifrice, et même des rationnements de nourriture. Des images publiées sur les réseaux sociaux ont accompagné ces témoignages. Et la semaine dernière, le site Navy Times rapportait que, selon les familles, plusieurs marins avaient tenté de se jeter par-dessus bord.
Des critiques balayées par l’état-major et l’échelon politique. Le commandant des États-Unis pour le Moyen-Orient affirme que l’USS Abraham Lincoln est l’un des porte-avions où il y a le moins de problèmes de santé mentale rapportés. Et Donald Trump a dénoncé des fausses informations. Mais le problème est devenu suffisamment important pour que l’USS Abraham Lincoln soit finalement remplacé par l’USS George Washington au prix d’une absence de tout porte-avions états-unien dans le Pacifique, une région où Washington est pourtant en concurrence avec la Chine.
Avec Rfi













