La gestion des pesticides extrêmement dangereux constitue une préoccupation majeure de santé publique. La question a été au cœur d’un atelier de formation ouvert hier à Dakar, organisé par l’ONG Pan Africa, en collaboration avec l’Université d’Édimbourg et le Centre for Pesticide Suicide Prevention.
L’objectif est notamment d’améliorer la collecte de données sur les intoxications et de renforcer les stratégies de prévention. « Cette formation nous permettra d’avoir des données fiables. Mais c’est aussi une opportunité qui peut ouvrir d’autres portes », a déclaré Maimouna Diène, coordonnatrice de Pan Africa Sénégal.
Pour Ramatoulaye Diop, représentante de la Direction concernée, ces données sont indispensables pour mieux contrôler les pesticides dangereux.
De son côté, Pape Samb Guèye, président du Comité national de gestion des produits chimiques (CNGPC), a souligné l’ampleur du problème. « Les pesticides extrêmement dangereux constituent un problème de santé publique. Plus de 95 % des intoxications surviennent dans nos pays », a-t-il affirmé.
Selon le formateur Joey Salmon, les agriculteurs et ouvriers agricoles figurent parmi les populations les plus exposées. Il a également relevé que les intoxications aiguës liées aux pesticides restent fréquentes mais largement sous-déclarées.
L’atelier doit ainsi contribuer à la constitution d’une base de données fiable afin de mieux mesurer les effets des pesticides sur la santé et d’adapter les politiques de prévention.













