La lutte de plage entre en lice samedi à Saly dans la région de Thiès, avec huit représentants sénégalais, dont quatre filles, en quête des premières médailles olympiques dans cette discipline, qui fait ses débuts historiques aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026.
Huit épreuves sont au programme de cette compétition qui se déroule à Saly Beach West, sur le site ayant accueilli les épreuves de volleyball de plage, selon le site Internet de Dakar 2026. La compétition va se poursuivre et prendre fin dimanche.
Cette entrée de la lutte de plage dans le programme d’un événement olympique revêt une dimension particulière pour le Sénégal, pays où la lutte constitue un élément majeur du patrimoine culturel et sportif.
La délégation sénégalaise sera représentée par huit athlètes : quatre filles et quatre garçons, avec l’ambition de décrocher des médailles devant leur public.
Chez les filles, le Sénégal sera représenté par Elisabeth Diatta (55 kg), Elisabeth Ebedo Diatta (75 kg), Ndeye Khady Anna Diatta (45 kg) et Mery Manga (65 kg).
Dans la catégorie masculine, les couleurs nationales seront défendues par Maguette Diop (80 kg), Ablaye Diouf (90 kg), Babacar Mbaye (60 kg) et Ibrahima Sarr (70 kg).
À 17 ans, Ndeye Khady Anna Diatta, l’une des porte-drapeau de la délégation sénégalaise aux JOJ Dakar 2026, nourrit l’ambition de remporter une médaille d’or pour le Sénégal.
La préparation et l’encadrement de ces athlètes a également bénéficié de l’expérience d’anciens champions, comme Isabelle Sambou, ancienne représentante du Sénégal aux Jeux olympiques de Londres 2012 et de Rio 2016.
Au-delà de l’enjeu sportif, cette compétition constitue une vitrine pour la lutte féminine au Sénégal. Elle offre aux jeunes filles l’occasion de s’affirmer dans une discipline historiquement dominée par les hommes.
Lutte sénégalaise et lutte de plage : deux disciplines proches, mais distinctes
La lutte de plage, ou Beach Wrestling, est une forme de lutte officiellement reconnue par la Fédération internationale de lutte (UWW) depuis 2004. Elle ne figure toutefois pas encore parmi les disciplines olympiques.
Elle se distingue de la lutte sénégalaise traditionnelle par ses règles et son espace de combat.
Les affrontements se déroulent pendant trois minutes, dans un cercle de sept mètres de diamètre aménagé sur du sable.
Les lutteurs marquent des points en projetant leur adversaire au sol ou en le poussant hors de l’aire de combat, selon les informations publiées sur le site Internet de Dakar 2026.
L’objectif est de prendre l’avantage au score ou de remporter le combat en réalisant une action décisive. Les affrontements se disputent exclusivement debout, dans un format court et dynamique.
Côté tenue, les athlètes portent généralement un maillot de lutte ou un short accompagné d’un tee-shirt. Ils combattent pieds nus sur le sable, sans équipement de protection.
La lutte sénégalaise traditionnelle, quant à elle, se pratique généralement dans des arènes. Les combats prennent fin lorsqu’un lutteur est mis à terre sur quatre appuis.
Certaines formes de cette discipline autorisent également les frappes, contrairement au Mbappat (ou Mbapatt), une variante traditionnelle sans frappe qui présente des similitudes avec la lutte de plage.
Birama Thior – Senegal7












