Présidée par l’honorable Oulimata Sidibé, la séance a porté sur le rôle de l’UPAMES au sein de la Commission consultative, les risques potentiels de conflit d’intérêts et les mécanismes encadrant l’attribution des licences. Créée en 1992, l’UPAMES représente les entreprises de mareyage et d’exportation de produits halieutiques. Salif Mandiang a rappelé son engagement en faveur de la structuration de la filière, de la pêche durable et de la lutte contre la pêche illicite.
Selon l’Assemblée nationale, interrogé sur un éventuel conflit d’intérêts lié à sa participation à la Commission consultative, il a précisé y siéger comme représentant des professionnels, soulignant que sa voix ne déterminait pas, à elle seule, les décisions d’octroi des licences. Il a indiqué avoir obtenu sa propre licence antérieurement et affirmé que les délivrances étaient actuellement gelées.
D’après la même source, les échanges ont également mis en évidence des lenteurs administratives dans le traitement des dossiers depuis 2024, notamment des retards dans les réponses des ministères concernés. Le président de l’UPAMES a par ailleurs évoqué des insuffisances dans la transmission des procès-verbaux, qui ne lui permettaient pas toujours de vérifier la fidélité des comptes rendus.
« La réforme du fonctionnement de la Commission consultative a constitué un autre point important de l’audition. M. Mandiang s’est déclaré favorable à l’adoption d’un manuel de procédure et à une ouverture accrue de l’instance à la société civile, afin de renforcer la transparence et la traçabilité des décisions.
Il a également alerté sur les risques de sanctions commerciales susceptibles d’affecter les exportations sénégalaises vers l’Union européenne. Concernant la publication des licences, il a indiqué que les demandes étaient généralement déposées en juin et les listes publiées en juillet. Il a enfin précisé ne pas disposer des documents réclamés par les députés, les invitant à saisir directement les autorités compétentes », ajoute l’Assemblée nationale.
Au terme de l’audition, la présidente de la commission, l’honorable Oulimata Sidibé, l’a remercié pour sa contribution, tout en indiquant qu’il pourrait être sollicité à nouveau si nécessaire.
Cette audition a notamment souligné les enjeux de transparence, d’impartialité et d’efficacité administrative dans la délivrance des licences de pêche, ainsi que la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour une gestion durable des ressources halieutiques.
Birama Thior – Senegal7