Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République s’est réuni le jeudi 3 septembre 2026 à l’effet d’examiner la situation nationale.
Le SEN prend acte de l’accord trouvé entre le Sénégal et le Fonds Monétaire International (FMI), au titre de la Facilité élargie de crédit, après plus de deux années de tergiversations, d’affabulations et de gestion erratique des finances publiques. Cet accord confirme que la rengaine souverainiste ne saurait tenir lieu de politique économique et de gestion sérieuse de l’État.
Le Parti espère, par ailleurs, que l’accord avec le FMI permette de rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, de réduire les vulnérabilités budgétaires, d’accroître les dépenses sociales et de soutenir une croissance durable tirée par le secteur privé.
Le retour du FMI survient à un moment où le débat sur la « dette cachée » est définitivement enterré par ses théoriciens et le pouvoir politique. Ce qui, manifestement, démontre qu’elle n’était qu’une construction politicienne bien plus qu’une réalité économique. L’APR conteste une nouvelle fois le chiffre évoqué d’une dette de 132% du PIB et continue d’exiger la publication du rapport de l’IGF, du Rapport provisoire de la Cour des Compte et du Rapport Mazars.
Le SEN exige du gouvernement de faire œuvre de transparence sur le Plan de Traitement de la Dette du Sénégal (PTDS) et de surseoir à toute mesure d’austérité vis-à-vis des populations déjà très touchées par plus de deux années de gestion scandaleuse, à travers notamment le Plan de Redressement Économique et Social (PRES) dont l’échec est unanimement constaté.
Tout en se félicitant du rétablissement des Bourses de sécurité familiale initiées en 2013 par le régime Benno Bokk Yaakar, et suspendues depuis 2024 par le pouvoir actuel, l’APR attire l’attention des populations sur la supercherie en cours. Les Bourses ne sauraient être une alternative à la suppression des subventions, notamment sur l’énergie, et ainsi devenir un mécanisme par lequel le gouvernement retire d’une main ce qu’il donne par l’autre.
Le pouvoir n’a plus aucun prétexte et doit s’atteler au travail pour transformer qualitativement la vie des Sénégalais dont le quotidien depuis deux ans et demi est fait de précarité et de privation. L’accord avec le FMI doit amener le gouvernement à insuffler une nouvelle dynamique de relance économique, par le lancement de grands projets d’infrastructures routières, énergétiques, universitaires hospitalières, etc. et la mise en œuvre d’une politique sociale ambitieuse et efficace afin de restaurer la crédibilité du Sénégal et de poursuivre la stratégie vers l’émergence définitive.
S’agissant de la situation du parti, le SEN réaffirme l’ancrage de l’APR dans l’opposition républicaine et rappelle aux militantes, militants et responsables politiques sa détermination à offrir une alternative aux Sénégalais pour une Reconquête du pouvoir en 2029. Notre formation politique n’est engagée ni dans des négociations souterraines ni dans des manœuvres sur le dos des populations. Elle poursuit les opérations de ventes de carte, de montage des comités et de mobilisation afin de préparer une participation victorieuse aux prochaines échéances électorales.
Le SEN salue la constance et la dignité des maires, présidents de conseils départementaux et élus locaux qui ont fait le choix de l’honneur face à un parti au pouvoir qui veut se légitimer par la menace et le débauchage de responsables politiques. Dans une démocratie ouverte, il existe un code d’honneur dont le socle est le refus de fonder la construction d’une formation politique exclusivement sur la menace, la contrainte et la duplicité en lieu et place de la persuasion et de la conviction sur le terrain.
La politique ne saurait déroger à l’exigence d’honneur, de constance et de fidélité aux principes et aux engagements. C’est pourquoi, il sera procédé au remplacement, sans délai, de tous ceux qui ont quitté le Parti en plus de sonner la remobilisation des militants pour engager le pays et sa population dans une perspective salvatrice.
Le Parti a décidé de l’envoi de délégations dans les départements pour transmettre sa position d’ancrage dans l’opposition afin de constituer une alternative ambitieuse et réaliste.
L’APR est plus que jamais convaincue que les mois qui nous séparent de l’échéance présidentielle de 2029, vont s’avérer décisifs. Ils permettront à ceux qui sont décidés à lutter pour la sauvegarde de l’intérêt national, des valeurs essentielles de la République et de la démocratie, de se donner tous les moyens et les chances d’un nouveau départ prometteur.
Dakar, le 03 septembre 2026
Le Secrétariat Exécutif National













