Le Réseau des cadres de SÉNÉGAL BI ÑU BOKK (RC-SBÑB) déclare prendre acte de l’accord technique entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Dénonçant « l’amateurisme du pouvoir en place », Barthélemy Dias et ses camarades exigent toute la transparence autour de cet accord et évoquent une restructuration de la dette du Sénégal.
COMMUNIQUÉ
Le Réseau des cadres de SÉNÉGAL BI ÑU BOKK (RC-SBÑB) prend acte de l’annonce d’un accord technique entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) et salue cet accord, attendu depuis deux longues années.
Il était devenu vital.
Dans un contexte international dégradé, marqué par les tensions au Moyen-Orient, le renchérissement du coût de la dette
et la forte dégradation de la signature crédit du Sénégal, ce partenariat constitue une bouée de sauvetage pour un pays
placé en situation de quasi-faillite.
Cependant, cet accord met également en lumière l’amateurisme du pouvoir en place.
Deux années ont été perdues pour revenir à la case départ. Cette perte de temps est profondément regrettable. Elle a
accentué la détresse des populations et affaibli davantage l’économie nationale.
À ce stade, de nombreuses questions restent sans réponse :
Quel est exactement le contenu de l’accord ?
Quelles sont les contreparties exigées ?
Quel prix les populations devront-elles payer, notamment en cas de restructuration de la dette ?
Le RC-SBÑB rappelle son attachement absolu à la protection des ménages sénégalais, qui souffrent depuis l’arrivée au pouvoir de PASTEF. Nous resterons vigilants et nous nous opposerons fermement à toute mesure qui entraînerait
un appauvrissement supplémentaire des populations.
Un accord avec le FMI n’est jamais anodin. Aussi, nous suivrons ce dossier avec la plus grande attention et nous nous
tiendrons prêts pour défendre nos concitoyens.
Par ailleurs, le RC-SBÑB tire la sonnette d’alarme sur deux autres urgences nationales :
1. La cherté de la vie
Le prix du carburant a atteint 990 F CFA le litre, le plus élevé de la sous-région. Woyofal, denrées de première nécessité
et coûts de transport continuent de peser lourdement sur le quotidien des Sénégalais. Cette situation est intolérable.
2. Le respect du calendrier électoral
Le RC-SBÑB exige le strict respect des délais du calendrier électoral. Toute tentation de report ou de manipulation
constituerait une atteinte grave à la démocratie.
Le Réseau des cadres de SÉNÉGAL BI ÑU BOKK se positionne clairement comme une force d’opposition responsable
et vigilante. Notre rôle est de suivre, contrôler et, chaque fois que nécessaire, dénoncer les dérives de la gouvernance
actuelle.
Le Sénégal a besoin de sérieux, de crédibilité et de continuité de l’État. Pas de communication approximative, ni de
gestion improvisée.

Fait à Dakar, le 4 septembre 2026
Le Bureau du Réseau des cadres de SÉNÉGAL BI ÑU BOKK (RC-SBÑB)













