Pourquoi cette dame d’origine guinéenne du nom de Nourah Ba ne bénéficie pas de la présomption d’innocence ? Pourquoi c’est elle et elle seule qui est emprisonnée aujourd’hui et qui risque de rester encore longtemps en prison, alors qu’un des auteurs de la plainte à son encontre est à l’origine du problème ? C’est bien un député sénégalais, se cachant derrière son immunité parlementaire, qui a mis le feu aux poudres avec son discours « nationaliste » mais en réalité xénophobe et stigmatisant.
Certes, dans l’affaire Nourah Ba, il y a un aspect lié à une fraude présumée à l’état civil, mais son fondement est et reste la stigmatisation de sa communauté, véhiculée par un acteur politique, député de surcroît.
Il est peut-être plus facile d’arrêter la personne supposée la plus faible qu’un privilégié du droit. Un « immunisé ».
Serait-on en présence d’une justice à double vitesse dans notre si cher pays, « patrie des droits de l’homme » ? Où sont d’ailleurs les avocats de Madame Ba ? Elle a droit à la défense et ses conseils doivent se faire entendre.
Birama Thior – Senegal7












