Le Dakar des futures générations sera menacé d’effondrement si l’on persiste à traiter de façon conjoncturelle, saison après saison l’équation des inondations en pompant l’eau avec le spectacle des équipes politiques et techniques sous la pluie. Le problème des inondations est structurel et lié à une multitude de facteurs qu’il faut examiner et traiter ensemble.
1)prendre acte de l’incapacité pour nos politiques de concevoir et d’exécuter des politiques publiques inscrites dans la durée, c’est à dire qui préserve les intérêts des générations futures.
Ces politiques publiques qui ont superbement ignoré les règles environnementales en transgressant toutes les lois et règlements interdisant de construire sur les zones non edificandi, impropres à l’habitat, zone de captage, mariste, etc.
L’autre problème, c’est la concentration démographique et la concentration de pouvoir à Dakar. Avec tout ça, l’absence de politique d’urbanisme et de politique d’aménagement du territoire. II faut corriger maintenant.
Engager un grand débat national sur la promotion et le renforcement d’un état de stratège capable de projeter son action dans la durée.
Or cette capacité de projection est limitée par l’excessive politisation de l’état où les intérêts partisans et les intérêts personnels dominent.
Aujourd’hui on est même pas capable de projeter l’agenda des prochaines élections, incapable de nous organiser pour nous concerter sur la question.
Alors que nous vivons une situation politique, économique, sociale et écologique d’une rare complexité. On a l’impression que les politiques sont dépassés et bricolent, les intellectuels n’osent plus se prononcer car on vit une époque de dérèglement cognitif et de post vérité.
Le temps est venu de prendre conscience d’un processus de vulnérabilité continue et généralisée et d’y mettre un terme.
Alioune Tine
Fondateur du think-thank Afrikajom Center













