Sur X, ce mercredi, le fondateur du think-thank Afrikajom Alioune Tine a invité les parlementaires sénégalais doivent tirer les leçons de leur impuissance, dans un régime présidentiel fort.
Texte In extenso
Il y’a une forme d’absurdité à cogner un mur, à reculer de nouveau pour cogner de nouveau sans se rendre compte qu’il n’y a pas d’issue.
C’est un peu la situation ubuesque dans laquelle se trouve un Parlement sénégalais aveugle sur les limites de son pouvoir constitutionnel, dans un régime présidentiel fort.
Les parlementaires sénégalais doivent tirer les leçons de leur impuissance à imposer leur volonté politique à l’exécutif, et à sortir du principe du désir, pour entrer enfin dans le principe de réalité.
Le pouvoir exécutif ne peut aussi imposer son projet politique sans la validation du Parlement. On ne peut gouverner efficacement et réussir les réformes structurelles indispensables en ignorant la collaboration nécessaire entre le Parlement et l’exécutif. Il faut sortir de l’impasse rapidement car le Sénégal glisse inexorablement vers le bas, assis sur un toboggan.
Le Conseil Constitutionnel, l’arbitre de ces exercices de politique politicienne absurde et sans intérêt a fini de se fixer les limites.
Il faut désormais contourner le mur de l’absurde et trouver les solutions durables, les plus démocratiques et de progresser par le dialogue et dans la sérénité.
Les élections législatives anticipées sont la solution idéale, par principe.
L’état sénégalais, le Président de la République, en tête doit sortir rapidement du silence pesant dans lequel il s’est enfermé pour informer l’opinion de ses décisions politiques dans le cadre du respect de la loi électorale.
Dans l’immédiat, il est indispensable de convoquer une concertation nationale pour construire un consensus sur des élections transparentes inclusives et apaisées et pour des solutions durables qui renforcent la stabilité pour gouverner un pays malade.
Birama Thior – Senegal7













