Au total, 650 ont reçu, jeudi à Keur-Seck, dans la commune de Thiakhar, en présence du ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Badara Dione, des attestations à l’issue de leur formation dans différentes techniques de production. Ce, dans le cadre d’une initiative portée par le Fonds d’appui à l’économie sociale et solidaire (FAESS).
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la promotion de l’économie sociale et solidaire dans le département de Bambey. Selon le ministre Alioune Dione, ce programme répondait notamment à un « besoin de correction » identifié à la suite de nombreuses sollicitations. « À la suite de plusieurs sollicitations, mais à la suite également d’un besoin de correction, on a décidé de lancer une opération pour les six communes qui n’avaient pas été véritablement prises en compte », a-t-il déclaré.
Dr Dione qui précise que 650 femmes ont été formées dans le cadre de cette nouvelle opération a aussi évoqué une précédente évaluation faisant état de 11 000 femmes impactées dans le département de Bambey.
Et dire les bénéficiaires sont issus aussi bien de ménages que de groupements. Un choix qui, selon lui, permet d’apprécier les effets des interventions à l’échelle du département.
Dans la foulée, le ministre a fait référence à l’approche développée par l’économiste et prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, notamment à travers le financement de petites activités économiques. Une référence qui permet d’expliquer la philosophie de l’intervention.
« Nous avons mis en place une approche de développement, parce que nous avons été inspirés par Muhammad Yunus, qui a une stratégie de financement innovante », a-t-il notamment martelé.
À noter qu’à travers la formation des 650 femmes, le FAESS entend renforcer les capacités techniques et entrepreneuriales des bénéficiaires, tout en favorisant leur insertion professionnelle et leur autonomisation financière en ce sens que les formations dispensées doivent notamment permettre aux participantes de développer des activités génératrices de revenus et de mieux structurer leurs initiatives économiques.
Outre la formation en question, le programme mise sur la création et la structuration de Coopératives productives solidaires (CPS). Des organisations qui doivent permettre aux bénéficiaires de mutualiser leurs efforts, de développer des activités économiques collectives et de faciliter leur accès aux équipements, au financement et aux marchés.
L’ambition affichée est également de renforcer le tissu économique local en accompagnant les femmes dans la création d’activités durables et créatrices de revenus.
Selon les promoteurs, cette opération répond à plusieurs sollicitations formulées par les populations des communes concernées, qui estimaient ne pas avoir été suffisamment prises en compte dans certaines précédentes initiatives de financement ciblé.
A note aussi que le FAESS prévoit désormais de poursuivre l’accompagnement des femmes formées, notamment à travers l’identification de leurs besoins en équipements et en financement. La structuration des CPS et l’accès aux opportunités économiques et aux marchés figurent également parmi les prochaines étapes. L’objectif est de permettre aux bénéficiaires de consolider leurs activités, d’améliorer leurs revenus et de contribuer davantage au développement économique local dans le département de Bambey.
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