L’UNACOIS, l’ACIS et le CEATLCS ont fait front commun, ce mercredi à la CCIAD, pour dénoncer une entreprise nationale « étouffée ». Réunies en conférence de presse, les trois organisations assurent ne pas être dans une posture d’opposition mais dans une démarche de responsabilité, au nom de la stabilité et de la paix sociale. Le secteur privé, qui revendique plus de 80% des emplois et de l’investissement, réclame d’être associé aux décisions publiques.
Premier grief : la concurrence déloyale. Les trois organisations dénoncent l’entrée de produits subventionnés et sous-facturés, les positions dominantes de grands groupes étrangers et une économie parallèle non fiscalisée. Chaque fermeture d’entreprise coûterait, selon elles, 10 à 50 emplois directs. Elles exigent l’activation des mesures de sauvegarde et la création d’une Autorité de la concurrence indépendante.
Deuxième cible : le Port de Dakar, décrit comme un « lieu de racket organisé ». Tarifs fixés unilatéralement par les acconiers et compagnies maritimes, conteneurs bloqués 15 à 21 jours, surestaries de 150 000 à 300 000 FCFA par jour, marchandises ouvertes hors présence de l’importateur : les griefs sont nombreux. Les coûts logistiques et parafiscaux atteindraient jusqu’à 45% de la valeur des marchandises. Les trois organisations demandent un audit indépendant, le plafonnement et la publication des tarifs, ainsi qu’une réforme de la gouvernance portuaire.
Dernier front : le dialogue public-privé, jugé « en panne ». Elles réclament un cadre institutionnalisé, coordonné auprès du Premier ministre, se réunissant chaque trimestre avec des décisions contraignantes, et la révision des arrêtés sur la tarification portuaire.













