Le Premier ministre a donné un avis favorable à la levée de la suspension des conventions publicitaires avec les médias. Dans une correspondance datée du 19 octobre 2026, il annonce toutefois la mise en place d’un comité ad hoc interministériel chargé d’encadrer l’attribution et le suivi des investissements publicitaires publics.
Cette décision fait suite à une demande du ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, formulée dans une lettre du 6 août 2026. Le chef du gouvernement justifie cet avis favorable par les réformes engagées dans le secteur des médias, notamment la mise en œuvre du Code de la presse et la mise en place du Conseil national de régulation des médias (CNRM).
La levée de la suspension reste néanmoins soumise à un cadre « rénové, transparent et conforme aux principes de bonne gouvernance et de rationalisation de la dépense publique », précise la correspondance.
Le comité interministériel aura notamment pour mission de veiller à l’application de critères objectifs et transparents dans l’attribution des conventions publicitaires, de prendre en compte la conformité des organes de presse aux dispositions du Code de la presse et de promouvoir une répartition plus équitable des investissements publicitaires publics.
L’évaluation des audiences, la couverture territoriale et la pertinence des publics ciblés figureront également parmi les critères à considérer. Le comité devra aussi assurer le suivi régulier de l’utilisation des ressources publiques consacrées à la publicité et prévenir les engagements financiers qui ne répondent pas à des besoins dûment établis.
Présidée par un représentant du Premier ministre, cette instance réunira notamment des représentants de la Présidence de la République, du ministère de la Communication, du ministère chargé des Finances et du ministère des Télécommunications et du Numérique. Elle comprendra également un représentant du journal Le Soleil, un représentant de la RTS et trois représentants de la presse privée.
Cette démarche vise à concilier la reprise des conventions publicitaires avec les exigences de transparence, de professionnalisation du secteur des médias et de maîtrise des dépenses publiques.













