Le Premier ministre dénonce les « contre-vérités » colportées sur la LFR, y compris par des députés, et se dit ouvert à l’encadrement de ces fonds.
Le Premier ministre Al Amine Lo a abordé la question des crédits spéciaux, l’un des points de crispation autour de la loi de finances rectificative (LFR), lors de sa conférence de presse.
Il a d’abord mis en garde contre les informations qu’il juge erronées. « On peut s’opposer, mais pas colporter des contre-vérités », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que des élus y ont recours : « Il y a même des députés qui s’y adonnent ».
Sur le fond, le chef du gouvernement a avancé un chiffre. « Les crédits spéciaux représentent moins d’1 % du budget », a-t-il déclaré, relativisant la place de ces fonds dans l’ensemble des dépenses de l’État.
Al Amine Lo a ensuite livré son analyse du blocage. « On a bloqué le budget parce qu’on est mauvais perdant », a-t-il lancé, sans détour.
Le Premier ministre a toutefois précisé qu’il ne s’oppose pas à un contrôle de ces fonds. « On n’est pas contre l’encadrement des crédits spéciaux », a-t-il dit. Il a aussi invoqué son expérience : « Je sais ce que j’ai trouvé à la Primature concernant les crédits spéciaux ».
Il a conclu par un appel au réalisme. « Restons conscients, un État fonctionne avec des crédits spéciaux », a-t-il plaidé.
Par ces propos, Al Amine Lo défend le principe de ces crédits tout en se disant prêt à les encadrer, et invite à débattre de la LFR sur la base de faits vérifiables.











