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Dette publique : le Sénégal ne peut pas jouer son avenir à la roulette russe financière, (Sénégal bi Nu Bokk)

by Senegal7
27 mars 2026
in Actualités, Economie, Uncategorized
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Dette publique : le Sénégal ne peut pas jouer son avenir à la roulette russe financière, (Sénégal bi Nu Bokk)

Dans un communiqué parvenu à Senegal7, Sénégal bi ñu bokk dit ses inquiétudes sur l’affaire dite des 650 millions d’euros en dépit du point de presse du ministre des Finances et du budget, Cheikh Diba. Selon le mouvement, le Sénégal ne peut pas jouer son avenir à la roulette russe financière.

Texte in extenso

Le mouvement Sénégal bi ñu bokk a pris connaissance du point de presse tenu aujourd’hui par le ministre des Finances au sujet de l’opération d’endettement récemment révélée.

Malgré cet exercice de communication, les inquiétudes demeurent entières. Les éléments disponibles indiquent qu’en 2025 le Sénégal a contracté près de 650 millions d’euros d’emprunts auprès d’institutions financières internationales, à travers des montages financiers complexes impliquant notamment Africa Finance Corporation (AFC) et First Abu Dhabi Bank.

Ces opérations auraient été réalisées à travers des instruments financiers appelés “total return swaps”, une structure rarement utilisée par les États et généralement employée dans des contextes de forte tension de trésorerie.

Derrière cette technicité se cache une réalité simple : le Sénégal a obtenu des liquidités immédiates en mobilisant ses propres obligations souveraines dans des conditions qui restent aujourd’hui largement opaques.

Une opacité qui inquiète les créanciers

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, en finance il est normal que certains créanciers soient remboursés avant d’autres. Les dettes publiques obéissent à une hiérarchie claire entre créanciers, et les investisseurs acceptent cette réalité lorsqu’ils connaissent les règles du jeu.

Le véritable problème ici n’est donc pas l’existence d’une hiérarchie entre créanciers.

Le problème est ailleurs : les conditions exactes de ces nouveaux financements n’ont pas été rendues publiques.

Dans ces conditions, les investisseurs qui détiennent déjà des obligations sénégalaises ne savent pas si leur position dans cette hiérarchie a été modifiée ou rétrogradée.

Cette incertitude crée un risque majeur pour la crédibilité financière du pays, car les marchés internationaux reposent avant tout sur la prévisibilité et la transparence des engagements financiers des États.

Un coût financier potentiellement très lourd

Les informations disponibles suggèrent également un coût financier particulièrement élevé pour ces opérations.

Dans certains cas, le Sénégal aurait dû apporter en garantie un volume d’obligations supérieur au montant réellement reçu en liquidités, ce qui signifie qu’une partie de la valeur a été absorbée dès le départ sous forme de décote ou de prime de risque.

Autrement dit, pour obtenir rapidement des ressources, le pays aurait accepté des conditions financières très défavorables.

Ce type de montage revient souvent à payer très cher une solution d’urgence.

Un risque de pénalités importantes

Ces accords prévoiraient également des pénalités importantes en cas de défaut de paiement, notamment à l’horizon 2028.

Si la situation financière du pays venait à se détériorer ou si les négociations internationales n’aboutissaient pas, le Sénégal pourrait se retrouver confronté à des coûts supplémentaires très élevés.

Ces mécanismes peuvent alors déclencher une cascade de pénalités financières difficile à maîtriser.

Un signal inquiétant pour les partenaires internationaux

Cette situation intervient alors que le Sénégal est engagé dans un dialogue important avec le Fonds monétaire international (FMI).

Or, plusieurs éléments indiquent que les conditions précises de ces opérations n’auraient pas été entièrement communiquées, ce qui pose un problème sérieux de transparence.

Dans le système financier international, la confiance repose d’abord sur la clarté des engagements pris par les États. Toute opacité peut fragiliser la crédibilité d’un pays et renchérir le coût de son financement.

Un risque pour la stabilité régionale

Les incertitudes entourant la dette sénégalaise ne concernent pas seulement notre pays.

Dans l’espace UEMOA, la stabilité financière dépend largement de la perception du risque souverain des États membres. Toute zone d’ombre sur la situation d’un pays majeur comme le Sénégal peut affecter la confiance des investisseurs dans l’ensemble de la région.

Un mur de dette à l’horizon

Entre 2026 et 2028, le Sénégal devra faire face à des remboursements très importants de dette publique.

Dans ce contexte, multiplier des opérations financières coûteuses et complexes pourrait alourdir encore davantage la charge de la dette dans les années à venir.

Le Sénégal mérite la vérité

La situation est d’autant plus préoccupante que ce régime est arrivé au pouvoir en dénonçant les dettes cachées du passé.

Aujourd’hui, les Sénégalais découvrent de nouFaiteaux montages financiers conclus dans une grande discrétion.

Le mouvement Sénégal bi ñu bokk exige donc :
• la publication intégrale des termes de ces opérations financières,
• la clarification des garanties éventuellement engagées,
• la transparence sur leur coût réel pour les finances publiques,
• et l’information complète de l’Assemblée nationale et du peuple sénégalais.

L’avenir économique du Sénégal ne peut pas être engagé dans l’ombre.

La dette publique appartient au peuple sénégalais.
Et le peuple sénégalais a le droit de savoir.

Birama Thior – Senegal7

Tags: detteSenegalSénégal Bi Ñu Bokk
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