Le bilan sportif n’a pas été à la hauteur des attentes à Guadalajara. Avec trois revers en trois rencontres lors du tournoi de qualification olympique, la sélection féminine sénégalaise quitte la compétition sur une note particulièrement décevante. Mais au-delà des résultats, un autre sujet commence à prendre de l’ampleur : les relations entre les joueuses et la Fédération sénégalaise de basketball (FSBB).
Plusieurs internationales semblent aujourd’hui vouloir faire entendre leur voix. Ndioma Kane a été l’une des premières à s’exprimer ouvertement. Sur Instagram, l’ancienne joueuse d’Al Ahly du Caire a fait part de son incompréhension face à certaines attitudes qu’elle reproche à l’instance fédérale.
Pour Didi Kane, le problème dépasse le simple cadre sportif. La joueuse estime que les internationales doivent pouvoir s’exprimer librement sur les situations qu’elles rencontrent, sans que leurs remarques soient systématiquement interprétées comme un manque de respect.
« Nous avons aussi le droit de parler, de poser des questions et d’exprimer ce que nous ressentons », a-t-elle notamment souligné, dénonçant ce qu’elle considère comme un manque de considération envers les joueuses.
L’internationale sénégalaise s’interroge également sur la perception réservée aux joueuses qui prennent la parole. Selon elle, une réclamation ou une question ne devrait pas automatiquement conduire à qualifier une joueuse d’« impolie ».
Son message est clair : les Lionnes souhaitent davantage de dialogue, d’écoute et de considération de la part de leur Fédération.
Cette prise de parole a rapidement été soutenue par Cierra Dillard, qui a relayé le message de Didi Kane. Une intervention qui donne davantage d’écho aux interrogations exprimées au sein de la sélection.
Après la déception sportive de Guadalajara, le basket féminin sénégalais se retrouve donc face à un autre défi : rétablir le dialogue entre les joueuses et la Fédération afin de repartir sur de meilleures bases pour les prochaines échéances.
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