• Latest
  • Trending
  • All
« Etat pastefien » : Alioune Tine tire sur la sonnette d’alarme

« Etat pastefien » : Alioune Tine tire sur la sonnette d’alarme

6 juin 2024
Kaolack : un père de famille emporté par les eaux à Latmingué

Météo : des risques de pluies et d’orages sur une grande partie du Sénégal

13 septembre 2026
Édouard Mendy annonce sa retraite internationale : Patrick Vieira déjà informé ?

Édouard Mendy annonce sa retraite internationale : Patrick Vieira déjà informé ?

13 septembre 2026
ADVERTISEMENT
Hamidou Anne tacle Al Aminou Lô : "Un Premier ministre ne doit pas parler comme ça..."

Hamidou Anne tacle Al Aminou Lô : « Un Premier ministre ne doit pas parler comme ça… »

13 septembre 2026
RC Lens : Toppmöller redonne des ailes à Abdallah Sima

RC Lens : Toppmöller redonne des ailes à Abdallah Sima

13 septembre 2026
Yan Diomande en difficulté ? La presse espagnole s’interroge

Yan Diomande en difficulté ? La presse espagnole s’interroge

13 septembre 2026
Juventus : Pape Matar Sarr convoqué pour la première fois face à Sassuolo

Juventus : Pape Matar Sarr convoqué pour la première fois face à Sassuolo

13 septembre 2026
UFOA-A U17 : le Sénégal défie la Gambie pour la première place

UFOA-A U17 : le Sénégal défie la Gambie pour la première place

13 septembre 2026
Politique : L’APR s’active fortement pour la reconquête du pouvoir !

Politique : L’APR s’active fortement pour la reconquête du pouvoir !

12 septembre 2026
Liga : Le Real Madrid s’impose face au Rayo Vallecano (4-1)

Liga : Le Real Madrid s’impose face au Rayo Vallecano (4-1)

12 septembre 2026
Décès de Cheikh M. Macky Ibrahima Niass : Le Président Diomaye FAYE renouvelle la compassion de la nation

Décès de Cheikh M. Macky Ibrahima Niass : Le Président Diomaye FAYE renouvelle la compassion de la nation

12 septembre 2026
Coupe CAF : Diambars éliminé malgré sa victoire au retour face à l’ES Zarzis

Coupe CAF : Diambars éliminé malgré sa victoire au retour face à l’ES Zarzis

12 septembre 2026
Amadou Ba persiste : « Tous les DG limogés, ont refusé CATÉGORIQUEMENT de rejoindre le parti présidentiel. Je dis bien TOUS »

Amadou Ba persiste : « Tous les DG limogés, ont refusé CATÉGORIQUEMENT de rejoindre le parti présidentiel. Je dis bien TOUS »

12 septembre 2026
  • About
  • Advertise
  • Privacy & Policy
  • Contact
dimanche, 13 septembre 2026
  • Login
Senegal7
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Société
  • International
  • Videos
  • Sports
  • People
No Result
View All Result
Senegal7
No Result
View All Result

« Etat pastefien » : Alioune Tine tire sur la sonnette d’alarme

by Senegal7
6 juin 2024
in Actualités
0
« Etat pastefien » : Alioune Tine tire sur la sonnette d’alarme

Les attentes de rupture systémique restent en suspens, malgré les déclarations véhémentes et ce après deux mois d’exercice du pouvoirl. Lors d’une table ronde sur le bilan de l’élection présidentielle du 24 mars 2024, organisée par l’Association sénégalaise de droit constitutionnel (Asdc), Alioune Tine a remis en question les premières actions entreprises par le nouveau régime. Selon lui, au lieu d’une rupture, il semble émerger progressivement un État qui perpétue les pratiques du passé, évoquant même l’émergence d’un « État pastéfien ». La voix de la société civile sénégalaise a également exprimé son inquiétude quant à une dualité de pouvoir, source potentielle de tensions au sommet de l’État, entre Bassirou Dionaye Faye, portant une « dette politique » et le Premier ministre Ousmane Sonko, jouissant d’une « surcharge de légitimité ». Alioune Tine, fondateur du Centre Afrikajom, dont le rôle a été crucial dans la résolution de la crise politico-électorale de février-mars 2024, a dressé un bilan de ce processus électoral tumultueux qui a failli plonger le Sénégal dans une période d’incertitude.

 

Voici l’intégralité de son texte relayé par seneweb

« Aujourd’hui, on va s’intéresser à la stratégie de Macky Sall de conserver le pouvoir puis de proroger le mandat. Il a plus ou moins rejeté Amadou Ba qui est le candidat de la mouvance présidentielle. Mais aussi, le candidat légitime de l’opposition (Ousmane Sonko) n’a pas été sur la ligne de départ. La question de la succession et de la conservation du pouvoir doit être analysée. On n’a pas l’habitude de travailler sur le pouvoir et sur les mutations de ce qu’on appelle la démocratie représentative qui est à bout de souffle et en fin de cycle un peu partout dans le monde ».

« En Europe par exemple, on assiste à la montée de l’extrême droite et des mouvements antidémocratiques. Ici, chez nous en Afrique, ce sont les coups d’État militaires. Nous au Sénégal, notre démocratie elle est de l’ordre de l’imprévisible, du miracle. Quand j’entends dire la décision historique du Conseil Constitutionnel du 15 février 2024. Alors qu’il ne s’agit que d’une décision normale qui a été surinterprétée, miraculeuse. Tout cela montre que nous sommes dans des mutations. Et en même temps, la contradiction qu’il y a avec ce besoin énorme de changement. C’est cela que nous allons essayer d’analyser rapidement ».

 

« En réalité tous les dysfonctionnements que nous avons vus sont délibérés, provoqués et sont des atteintes à la démocratie comme régime politique et à la démocratie électorale. C’est là où il faut mettre le doigt sur la toute-puissance de l’hyperprésidentialisme. En réalité, l’état de droit est né du caractère impersonnel de la loi face au pouvoir personnel des monarques. Parce que l’État de droit est né au 16e siècle bien avant la démocratie. Sans parler effectivement du caractère tout à fait équivoque du mot démocratie : gouvernement représentatif, État représentatif…mais la démocratie c’est au tirage au sort ».

« Garder le pouvoir, prolonger le pouvoir. Par le 3e mandat, Macky Sall a voulu garder le pouvoir, en abolissant toute possibilité de dauphin dans son entourage. Mais avec l’échec de ce projet du 3e mandat du fait de la résistance organisée, il a essayé d’avoir la prolongation du mandat. Par rapport à l’ampleur des dysfonctionnements, il y a eu l’organisation de la résistance. C’est à ce moment qu’on peut dire qu’on assiste à l’émergence d’une société démocratique avec un peuple vigilant, un peuple véto ».

« Je ne suis pas d’accord avec l’invalidation de la candidature de Sonko et Karim Wade »

« À ce niveau l’expérience des luttes sociales et politiques antérieures (1968, 1988, 1993, le 23 juin 2011), la sédimentation de ces expériences a joué un rôle. Au Sénégal on n’a jamais eu une organisation des différents segments de la société. Les pétitions qui sont sorties, cette formation discursive a servi de levier aux différents mouvements sociaux : Jammi Rewmi, le F24, Aar Sunu élection qui est venue à un moment clé marqué par le report de l’élection présidentielle. La mobilisation des candidats retenus a été décisive aussi ».

« S’il y a un paramètre qui a échappé à Macky Sall et qui a tout chamboulé, c’est : Bassirou Diomaye Faye. La validation de la candidature de Diomaye a été un moment de déstabilisation du régime. C’est à ce moment que beaucoup de choses se sont passées avec le report, les accusations du Pds contre les juges du Conseil Constitutionnel. Je voudrais également dire au passage que je ne suis pas d’accord avec le Conseil Constitutionnel sur l’invalidation de la candidature de Ousmane Sonko et la candidature de Karim Wade. Parce qu’au moment où ils délibéraient, Karim avait déjà renoncé à sa nationalité française ».

 

« Maintenant par rapport à tout cela, qu’est-ce qui nous arrive ? C’est cela qu’il faut revoir. L’inversion qu’il y a au niveau de la hiérarchie du parti au pouvoir (le Pastef) fait que nous avons quelqu’un qui a une surcharge de légitimité (Ousmane Sonko, Ndlr) qui devient le Premier ministre. Cela va décentrer le pouvoir totalement et on y assiste. Cela va créer de nouvelles tensions qu’il faut prévenir dès maintenant. De l’autre côté, on a la dette politique de Diomaye (le président de la République). Une dette extrêmement forte qui est un poids sur ses épaules à l’heure actuelle. C’est cela qui crée de la tension au sommet du pouvoir ».

« Pour en venir à l’idéal d’un gouvernement démocratique qui est notre plus grand défi, il nous faut un État neutre, impartial pour que le critère de la transparence et de l’égalité des citoyens puisse être respecté. De mon point de vue, après avoir assisté à ce qu’on peut appeler un État agressif, nous n’avons pas l’impression d’avoir tourné la page de l’État-partisan. On a l’impression qu’il se met en place petit à petit un État pastefien. Le défi c’est de voir comment on peut traverser cette nouvelle mutation de la démocratie, et ne pas réduire notre démocratie à une démocratie électorale. Et ne pas réduire la légitimité à une seule légitimité de ceux qui sont élus. Il y a de nouvelles légitimités qui émergent, qui sont fortes ».

 

                                                                                                                         SARA JUPITER  SENEGAL7

Tags: Affaire Adama Gaye : Alioune Tine déclare que le délit d'offense au Chef de l'Etat est obsolète
Previous Post

(Vidéo) Les premiers mots de Cheikh Bara Ndiaye à sa sortie de la DIC « Sama Face à Face Ak Mlle Faye… »

Next Post

Prolifération des partis politiques : l’invite de Moundiaye Cissé pour une rationalisation du système

Senegal7

Senegal7

Next Post
Prolifération des partis politiques : l’invite de Moundiaye Cissé pour une rationalisation du système

Prolifération des partis politiques : l'invite de Moundiaye Cissé pour une rationalisation du système

  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Société
  • International
  • Videos
  • Sports
  • People
Call us: +1 234 JEG THEME

Copyright © 2026 SENEGAL7.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Société
  • International
  • Videos
  • Sports
  • People

Copyright © 2026 SENEGAL7.