Ce qui se passe à l’Assemblée nationale, c’est de l’eau usée versée sur de l’eau usée.
Alors que les vrais dossiers explosent : le scandale de l’ASER, les détournements des fonds politiques, le népotisme érigé en mode de gouvernance, à quoi assistons-nous ?
À une manœuvre de diversion des députés Pastef. Ils bluffent le peuple. Ils font du théâtre à l’hémicycle, feignant de découvrir une administration pourrie.
Sauf que cette administration pourrie, c’est eux.
Ce sont eux le pouvoir. Ce sont eux qui gèrent. Ce sont ces mêmes fonctionnaires qui ont vécu sur la sueur du peuple pour s’offrir une opulence usurpée dans les quartiers les plus huppés de Dakar, et qui incarnent aujourd’hui ce qu’ils prétendent dénoncer.
Ils dénoncent la corruption qu’ils pratiquent. Le clientélisme qu’ils ont institutionnalisé. L’opacité dont ils vivent.
On ne peut pas être le pouvoir et se faire passer pour l’opposition. On ne peut pas traîner des casseroles comme l’ASER, la gestion calamiteuse des DG, le flou total sur les caisses d’avance, les jets privés douteux, la distribution rocambolesque de bolides à 80 millions à l’Assemblée, et venir jouer les vierges effarouchées et les lanceurs d’alerte.
Le peuple n’est pas dupe.
Dr Madior Ly
Cercle des Cadres de La République des Valeurs













