Dans ses débuts tonitruants, Pastef a fait irruption dans l’espace public avec les questions fiscales et les ressources naturelles.
Impôts, TVA, zircon, pétrole, gaz, licences de pêche, souveraineté, patriotisme, monnaie, panafricanisme envahissaient les discussions populaires, structuraient les discours et divergences politiques.
Le peuple, jadis rétif aux concepts économiques caverneux et obscurs, se mit à les apprivoiser, à les domestiquer et développer une INTUITION NOUVELLE de toutes leurs implications sociales.
Les grandes figures du panafricanisme renaissaient de leurs cendres, la jeunesse leur trouvaient une nouvelle jouvence. Elle reparle de Cheikh Anta Diop et de Thomas Sankara, autant sinon plus que des grandes figures sportives et des stars de la musique.
Pastef au pouvoir, et surtout avec le retour du Président Ousmane Sonko à l’assemblée nationale, le langage populaire prend de nouvelles couleurs, déchiffre les galimatias des technocrates, assume un marivaudage avec les rapports du FMI et de la banque mondiale.
Le Peuple se passionne pour les commissions d’enquête, s’agite derrière la restructuration de la dette, pourfende l’ajustement structurel, vilipende le Club de Paris, s’immisce dans la LFR et attend de pieds fermes la LFI.
Voilà le nouveau type de peuple sénégalais qui a émergé depuis l’avènement de Pastef; et c’est cette nouvelle CONSCIENCE politique qui inquiète le SYSTÈME et l’ELITE.
Le peuple ne retournera plus dans les ténèbres. De spectateur passif, il devient acteur engagé, et s’apprête à réclamer la CO-CONSTRUCTION des politiques publiques.
Pastef n’est pas seulement une bonne nouvelle pour la politique au Sénégal, il reste aussi le meilleur INSTRUMENT de reconnexion du peuple avec la politique et ceux qui conduisent son destin.
Honorable député Amadou Ba
Pastef












