Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, penche pour une stratégie de maîtrise des dépenses publiques et de mobilisation de ressources sur le marché financier régional, face à la baisse des recettes, à la hausse des charges et aux arriérés de paiement de l’État.
Parmi les principales contraintes évoquées figure la flambée des cours du pétrole. Selon le ministre, le baril, initialement prévu à 64 dollars dans les hypothèses budgétaires, a dépassé les 170 dollars à partir du 28 février, accentuant notamment les dépenses liées aux subventions énergétiques. Les recettes publiques enregistrent également une baisse de 340,3 milliards de FCFA, principalement liée aux contre-performances du Plan de redressement économique et social.
Cheikh Diba a par ailleurs fait état de 1 956 milliards de FCFA d’arriérés de paiement à apurer. Leur règlement est jugé essentiel pour permettre aux entreprises concernées de relancer leurs activités et de poursuivre leurs chantiers. Le gouvernement entend notamment mobiliser les ressources nécessaires sur le marché financier régional afin de couvrir ses besoins de financement.
Le ministre met enfin en garde contre les conséquences d’un éventuel rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, estimant qu’une telle situation pourrait affecter la crédibilité financière du Sénégal auprès de ses partenaires internationaux.












