Le Premier ministre assure qu’il n’y a « pas de concession à faire » sur la loi de finances rectificative, tout en se disant confiant dans une entente.
Le Premier ministre Al Amine Lo a fixé un horizon à la discussion sur la loi de finances rectificative (LFR) : mardi. Passé ce délai, le gouvernement dit disposer de moyens constitutionnels pour poursuivre sa route.
« Nous allons échanger, car la LFR est une vérité », a-t-il affirmé lors de sa conférence de presse. Le chef du gouvernement a été catégorique sur le fond : « Il n’y a pas de concession particulière à faire. Il n’y a pas de concession à faire ». Selon lui, « des choses rationnelles ont été présentées ».
Le Premier ministre a ensuite précisé la suite, au cas où les discussions n’aboutiraient pas. « Si mardi on n’y arrive pas, nous avons des ressorts constitutionnels pour continuer sur le chemin que nous avons décidé », a-t-il déclaré. Il n’a pas détaillé la nature de ces ressorts.
Al Amine Lo a toutefois tenu à garder un ton ouvert. « Je pense qu’on va s’entendre », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Il n’y a pas de raison qu’on ne s’entende pas ».
Par ces propos, le Premier ministre combine fermeté sur le contenu du texte et confiance dans la voie du dialogue. Il écarte toute concession tout en laissant la porte ouverte à un accord avec ses interlocuteurs, avec une échéance claire : mardi.
Cette annonce s’ajoute à ses précédents appels au dialogue et aux amendements. Elle donne au calendrier de la LFR un enjeu supplémentaire.
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