Le Premier ministre distingue l’amendement de l’obstruction et demande que des amendements soient formellement présentés.
Le Premier ministre Al Amine Lo a fermement défendu la loi de finances rectificative (LFR) lors de sa conférence de presse, en établissant une distinction nette entre le travail législatif et ce qu’il qualifie d’obstruction.
« Il y a une différence entre obstruction du travail du gouvernement et amendement », a-t-il affirmé. S’adressant à ses contradicteurs, il a lancé : « Vous voulez cet amendement, prenez-la ». Mais, a-t-il ajouté, « ce que nous voyons, c’est de l’obstruction ».
Le chef du gouvernement a donc appelé à passer des critiques aux propositions concrètes. « Nous leur demandons de formuler les amendements », a-t-il insisté, invitant ses contradicteurs à présenter leurs propositions plutôt qu’à entraver le travail du gouvernement.
Pour justifier la LFR, Al Amine Lo a expliqué que le texte vise à rectifier des événements qui n’avaient pas été prévus. C’est précisément la fonction d’une loi de finances rectificative : ajuster le budget voté lorsque la situation a évolué en cours d’année.
Le Premier ministre a conclu par un appel à la responsabilité : « Ne punissez pas le peuple. Présentez vos amendements ». Par cette sortie, il renvoie la responsabilité du blocage à ses adversaires et leur demande d’entrer dans le débat sur le fond, en soumettant leurs amendements. Pour le chef du gouvernement, la discussion doit se jouer sur des propositions écrites et non sur l’obstruction.












