Le fondateur du think-thank Afrikajom Center, Alioune Tine, s’est fendu d’un X pour dévoiler les points de discussions avec le ministre de le Justice, Me Moussa Sarr qu’il a rencontré.
Texte in extenso
J’ai eu aujourd’hui une belle rencontre avec le Ministre de la justice Moussa Sarr dont la marque est de partager le même ADN que les militants des organisations des droits humains avec lesquelles il lutte depuis des années sur la protection des droits de la personne humaine. Nous avons beaucoup discuté des préoccupations communes sur ces questions, notamment la question clé aujourd’hui des droits des personnes détenues. Nous avons salué sa visite de la prison de Rebeus avec des autorités judiciaires dont le Doyen des juges et des procureurs.
C’est quand même inédit car en voyant certaines cellules de 150 âmes en « paquetage », donnant les pires images des esclaves dans les bateaux de négrier. Autrement dit l’absolue de la négation de la dignité humaine, connaître cette sidération, cette image bouleversante, ça fait bouger les lignes. Et nous saluons la reconnaissance par le président Bassirou Diomaye Faye et son ministre Moussa Sarr qu’en matière pénale, c’est la liberté la norme et c’est la détention l’exception. Reconnaître cette évidence par les autorités de l’Etat dans un pays dont la politique pénale très répressive héritée du colonialisme est restée intacte, mérite le chapeau.
Il y a un début d’action avec la circulaire allant dans le sens d’une reconnaissance timide de la présomption d’innocence.
Mais plus concrètement, ce qui règle la surpopulation carcérale c’est la construction de nouvelle prisons. Là aussi, il est prévu la construction de deux prisons avec un budget de 25 milliards disponibles.
Il faut également recruter des juges, dans ce pays on a 530 juges, alors que les besoins sont évalués à 1300 juges.
Recruter des avocats et des greffiers pour faire face aux défis de la justice.
Nous à Afrikajom Center poussons et soutenons fortement ces tendances à la remontée en matière de protection des droits humains au Sénégal.
Birama Thior – Senegal7














