Dans un entretien accordé à une partie de la presse, Ousmane Sonko a défendu sa doctrine sur la fixation des prix, entre realpolitik budgétaire et posture souverainiste. « Diriger un pays doit être guidé par l’intérêt général », a-t-il rappelé, avant de concéder que « chaque baisse de prix entraîne des frustrations ». Le chef du gouvernement s’est voulu clair sur la méthode : « Il ne faut pas être dicté par l’étranger. Ça fait partie des valeurs du dirigeant. »
Sonko réaffirme une promesse ancienne : « J’avais dit que si la subvention devient insoutenable, on va le dire au peuple. » Mais c’est sur la mécanique des prix qu’il a été le plus offensif, pointant un partage inéquitable de l’effort. « Sur les deux produits, le circuit des prix a plusieurs parties. Il faut que l’État prenne sa part de sacrifice, les vendeurs et le peuple. Le gouvernement ne fait subir la totalité qu’au peuple », a-t-il martelé.
Chiffres à l’appui, le Président de l’Assemblée relativise l’ampleur réelle du soutien de l’État : « Les taxes représentent 40 et 52% du prix. Si on le croise à la subvention, on va voir qu’il n’y a pas de subvention. » Et d’enfoncer le clou avec des données brutes : « En 2024, on taxe 780 milliards pour une subvention de 387 milliards. » Sa conclusion tient en une phrase-programme : « Si on veut réduire le prix, il faut réduire les taxes. »














