• Latest
  • Trending
  • All
Transhumance animale et «Trans-Humanité» politique au Sénégal : Une analogie évidente (Par Ciré AW)

Transhumance animale et «Trans-Humanité» politique au Sénégal : Une analogie évidente (Par Ciré AW)

21 mai 2018
Équipe nationale : Mamadou Diakhon de retour dans la tanière des Lions !

Équipe nationale : Mamadou Diakhon de retour dans la tanière des Lions !

16 septembre 2026
Jean M. Sène : « Je n’ai reçu aucune opposition de sortie du territoire, encore moins été bloqué à l’AIBD »

Jean M. Sène : « Je n’ai reçu aucune opposition de sortie du territoire, encore moins été bloqué à l’AIBD »

16 septembre 2026
ADVERTISEMENT
Dépenses spéciales : Babacar Ba réclame la publication de l’arrêté du Bureau de l’Assemblée

Dépenses spéciales : Babacar Ba réclame la publication de l’arrêté du Bureau de l’Assemblée

16 septembre 2026
Équipe nationale : Patrick Vieira aurait décidé de convoquer Malang Sarr pour la première fois !

Équipe nationale : Patrick Vieira aurait décidé de convoquer Malang Sarr pour la première fois !

16 septembre 2026
Côte d’Ivoire : Hervé Renard publie sa première liste !

Côte d’Ivoire : Hervé Renard publie sa première liste !

16 septembre 2026
Assemblée nationale : PASTEF salue l’arrêté portant réglementation des dépenses spéciales !

Assemblée nationale : PASTEF salue l’arrêté portant réglementation des dépenses spéciales !

16 septembre 2026
Décès du colonel Crépin Arsène Sambou : Le dernier hommage de la Gendarmerie nationale !

Décès du colonel Crépin Arsène Sambou : Le dernier hommage de la Gendarmerie nationale !

16 septembre 2026
Abu Dhabi : Le Chef de l’État s’est entretenu avec son Altesse Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan

Abu Dhabi : Le Chef de l’État s’est entretenu avec son Altesse Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan

16 septembre 2026
Étienne Mendy rejoint l’ASSE jusqu’en 2030 !

Étienne Mendy rejoint l’ASSE jusqu’en 2030 !

16 septembre 2026
Sénégal vs Guinée – Lamine Sané « On va tout faire pour remporter ce match »

Sénégal vs Guinée – Lamine Sané « On va tout faire pour remporter ce match »

16 septembre 2026
Reug Reug gracié par la Fédération sénégalaise de lutte

Reug Reug gracié par la Fédération sénégalaise de lutte

16 septembre 2026
Édouard Mendy : « J’ai tout donné, la mission est accomplie »

Édouard Mendy : « J’ai tout donné, la mission est accomplie »

16 septembre 2026
  • About
  • Advertise
  • Privacy & Policy
  • Contact
mercredi, 16 septembre 2026
  • Login
Senegal7
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Société
  • International
  • Videos
  • Sports
  • People
No Result
View All Result
Senegal7
No Result
View All Result

Transhumance animale et «Trans-Humanité» politique au Sénégal : Une analogie évidente (Par Ciré AW)

by Assane Seye
21 mai 2018
in Actualités, Politique
0
Transhumance animale et «Trans-Humanité» politique au Sénégal : Une analogie évidente (Par Ciré AW)

Le terme transhumance vient des mots latins trans (de l’autre côté) et humus (la terre, le pays) ; il signifie stricto-sensu une migration périodique de bétail vers des prairies plus abondantes.

C’est donc un phénomène, à l’origine, applicable au monde animal et qui désigne dans son acception primitive ou bestiale le mouvement naturel vital d’un troupeau à la recherche de verts pâturages ou de sources de subsistance, comme on le remarque chez les zèbres ou les buffles traversant les lacs ou les fleuves au péril de leurs vies. La transhumance animale apparaît, de ce point de vue, comme un mouvement instinctif ou spontané de l’animal à trouver des moyens de subsistance pour assurer sa survie. Vue sur cet angle, cette migration animale ou transhumance est donc inscrite dans les gènes de l’animal ; en tant que telle, elle est loin d’être volontaire ou réfléchie.

Pourtant, les termes de «transhumant» ou de «transhumance» sont de plus en plus utilisés dans l’univers politique pour caractériser ce mouvement – du terme grec trans – qu’effectue un homme politique quittant une formation politique pour rejoindre directement ou indirectement une autre formation politique. Motivée par l’«instinct» de survie, comme c’est le cas pour la bête, la transhumance politique résulte cependant d’un acte opportuniste, calculé, pensé, découlant d’une stratégie de positionnement politicien visant à assouvir la soif de pouvoir ou de privilèges «de l’animal politique» qui sommeille en nous. En ce sens, la transhumance politique devient trans-humanité du fait qu’elle atrophie l’humanité en nous par une corruption des valeurs qui sous-tendent la vie en commun, par un divorce avec la Respublica (la chose publique en latin) et par une consécration des intérêts privés sur l’intérêt de tous, par le triomphe des volontés particulières sur la volonté générale.

Ce phénomène de la transhumance politique existe certes depuis toujours et prospère dans plusieurs pays, mais sa récurrence, sa recrudescence et son intensité sont plus remarquées en Afrique et en particulier dans les pays où paradoxalement le multipartisme, pour ne pas dire la démocratie «tropicalisée» ou «arithmétique» est en vigueur. Au Sénégal, la transhumance est devenue le sport favori de la classe politique de telle sorte qu’elle a réussi à faire voler en éclats les clivages idéologiques, à brouiller les convictions politiques pour céder la place à un imbroglio politique impossible à démêler même par les politologues les plus chevronnés. En effet, il n’est pas rare dans le paysage politique sénégalais de voir un trotskiste, se muer tour à tour à un marxiste-léniniste, à un socialiste et à un libéral radical.

La question légitime qu’on pourrait se poser même si on sait que le champ politique n’est pas aussi rigide que celui de la religion, est celle de savoir comment un socialiste de souche peut-il renier, en un laps de temps, ses convictions idéologiques au point de se transformer en un libéral de vocation et/ou de raison ? Nul besoin d’aller chercher la solution à cette équation dans les prétendues justifications tirées par les cheveux que nous servent «les transhumants invétérés» du genre : «Je suis intéressé par le peuple» ou encore «quand le Président m’appelle, c’est un devoir de lui répondre». Au fond, quels que soient les alibis grotesques, les prétextes fallacieux ou les rhétoriques sophistiques dont les politiciens ont le secret, la raison principale qui commande leur mutation «partisane» n’est ni plus, ni moins que d’ordre pécuniaire, pour ne pas dire de manière crue alimentaire. Certes, le modus operandi peut varier, mais la finalité est la même : se positionner pour bénéficier des délices du pouvoir.

Les transhumants les plus téméraires ou les moins subtiles quittent simplement une formation politique moins «lucrative» ou «moins attractive» et, sans transition aucune, se retrouvent le plus souvent dans le parti politique le plus offrant ; et c’est généralement le parti qui est au pouvoir. Les transhumants les plus stratèges ou les plus fins pour leur part, avant d’effectuer une adhésion directe au parti présidentiel, opèrent une feinte politique à l’orée des prochaines échéances électorales, consistant à créer leur propre parti ou leur mouvement politique pour se donner une illusoire bonne conscience ou faire une amende honorable auprès du peuple. On assiste alors à une sorte de jeu d’échec politique où le transhumant cherche de son côté à bénéficier des largesses du pouvoir et que celui-ci, à son tour, essaie de tirer profit de ce partenariat de circonstance en jouant sur la cupidité et la vulnérabilité du premier.

Toutefois, bon nombre de transhumants politiques ne le font pas toujours par choix politiques, car ils subissent le plus souvent le chantage du pouvoir. Lequel détenant des informations compromettantes à leur égard ou des rapports accablants envers leurs personnes, brandit ainsi la menace de poursuites judiciaires pour enrôler ces nomades politiques dans son juron. Ce «lambi golo» politique (combats de gorilles en wolof) ou cette bataille stratégique de dupes que se livrent ces deux bêtes politiques, à savoir «le trans-humain» – excusez du néologisme – et le pouvoir ou le «monstre froid», pour reprendre les mots de Nietzsche, ne place guère les intérêts du peuple au premier plan.

Cette alliance politicienne entre le transhumant et le pouvoir n’a d’autre finalité que le partage du «gâteau étatique» et le pillage des ressources du pays. Autant affirmer que la transhumance n’a rien d’éthique ou de morale, car elle accorde la primauté aux désirs purement égoïstes, aux intérêts personnels, à la satisfaction immédiate et elle ne s’accommode guère du devenir de la nation. Sous ce rapport, la transhumance politique coïncide avec la transhumance animale par sa finalité, à savoir la quête de sources de subsistance même si elles se distinguent dans leurs modalités, car celle animal est involontaire, spontanée et inscrite dans ses gênes alors que celle politique est voulue, calculée et mûrement réfléchie, pour ne pas dire perverse.

Bref, une condamnation sans appel de la transhumance politique est plus que nécessaire pour assainir les mœurs politiques, pour éclairer le choix des électeurs, pour démasquer les opportunistes sans vergogne et sauver le peuple de ces «charognards» prêts à tout pour festoyer sur leur misère.

Ciré AW, Professeur de Philosophie

Previous Post

Kara Mbodji : « Je suis revenu au bon moment pour la Coupe du Monde »

Next Post

Vidéo-Mort de Fallou Sène : Un téléspectateur menace d’assassiner le Président Macky en 2019

Assane Seye

Assane Seye

Next Post
Vidéo-Mort de Fallou Sène : Un téléspectateur menace d'assassiner le Président Macky en 2019

Vidéo-Mort de Fallou Sène : Un téléspectateur menace d'assassiner le Président Macky en 2019

  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Société
  • International
  • Videos
  • Sports
  • People
Call us: +1 234 JEG THEME

Copyright © 2026 SENEGAL7.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Société
  • International
  • Videos
  • Sports
  • People

Copyright © 2026 SENEGAL7.