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« Un visite » niveau de langue pitoyable : Quand la ministre de la pêche maltraite Molière a Touba

by Senegal7
21 juillet 2026
in Actualités, SOCIETE
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« Un visite » niveau de langue pitoyable : Quand la ministre de la pêche maltraite Molière a Touba

La ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a voulu, à quelques encablures du Grand Magal, se donner un visage bienveillant auprès des fidèles de Touba. L’intention était louable : rassurer la cité religieuse sur l’approvisionnement en poisson, denrée aussi essentielle que le riz au menu des pèlerins. Mais c’est peu dire que l’opération séduction s’est muée en séance de grammaire punitive, filmée, commentée, et déjà solidement installée dans les archives du bad buzz national.

Car voilà : gouverner, c’est aussi parler. Et parler, en français comme en toute langue vivante, suppose de savoir accorder ses mots avant d’accorder ses violons. Le genre grammatical, cette convention aussi vieille que la langue de Molière, s’est révélé un adversaire coriace pour l’autorité en charge des filets et des chalutiers. Le masculin et le féminin se sont télescopés dans une syntaxe improvisée, sous l’œil mi-amusé mi-consterné d’une assistance venue pour parler poisson et repartie avec un cas d’école linguistique.

On pourrait, par charité républicaine, arguer que la compétence technique prime sur l’élégance oratoire, que gérer un ministère ne se résume pas à réciter du Voltaire. L’argument tiendrait, si l’exercice du pouvoir ne passait pas, précisément, par la parole publique — cet instrument sans lequel aucune autorité ne se construit ni ne se maintient. Un ministre qui trébuche sur ses accords, c’est un message qui trébuche sur son destinataire, et une crédibilité qui, elle, ne pardonne aucune faute de frappe.

La toile, fidèle à elle-même, n’a pas fait dans la nuance. Captures d’écran, montages et private jokes ont proliféré plus vite qu’un banc de sardines fuyant un chalutier. L’humour sénégalais, redoutable d’efficacité, a transformé une sortie institutionnelle en mème national — la pêche, décidément, n’aura jamais autant nourri les internautes qu’en cette semaine-là, sans qu’un seul thiof n’ait changé de mains.

Reste une question, plus sérieuse qu’elle n’y paraît sous les rires : qui prépare — ou ne prépare pas — ces sorties publiques ? Car au-delà de la petite musique moqueuse, c’est bien la fabrique de la communication gouvernementale qui est ici interrogée. À l’approche du Magal, on attendait des chiffres sur le poisson à Touba. On a eu, en prime, une leçon gratuite : en politique comme en grammaire, le genre ne s’improvise pas.

Senegal7

Tags: ministrepêche
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L’ancien gardien international camerounais Joseph-Antoine Bell a livré une analyse particulièrement sévère après l’élimination du Sénégal de la Coupe du monde. Invité d’une émission sportive, le mythique portier des Lions Indomptables a estimé que les difficultés et la contre-performance de la bande à Aliou Cissé trouvent leur origine bien avant les prestations livrées sur le terrain. ​Selon le consultant camerounais, les nombreux dysfonctionnements organisationnels révélés ces derniers jours étaient parfaitement prévisibles. « Quand une équipe se présente à une Coupe du monde alors que les problèmes autour de son entraîneur sont déjà étalés sur la place publique, cela signifie qu’il existe de graves défaillances en interne. Dans ces conditions, cette équipe ne peut pas prétendre devenir championne du monde », a-t-il fermement tranché. ​ « Le Sénégal était un lion en papier » ​Pour Joseph-Antoine Bell, la responsabilité principale ne incombe pas directement aux footballeurs, mais plutôt à l’environnement dans lequel ils ont été plongés. « Le football ne commence pas avec les joueurs. Ils sont les acteurs principaux, mais tout ce qui est mis en place en amont est essentiel. Si cette préparation est défaillante, cela finit toujours par se ressentir sur le terrain. Aujourd’hui, on découvre que le Sénégal était un lion en papier. Les joueurs n’ont pas été aidés par ce qui se passait autour d’eux », a-t-il regretté. ​L’ancien portier marseillais a notamment pointé du doigt des failles logistiques élémentaires qu’il juge inacceptables à ce niveau de compétition. « Les repas, les déplacements, les visas, l’organisation quotidienne… Ce sont des aspects qui relèvent d’un simple cahier des charges. Ils devraient être réglés avant même le début de la compétition. Ce qui est difficile, c’est la gestion tactique, psychologique ou stratégique d’un match. Mais comment espérer maîtriser ces paramètres quand les bases de l’organisation ne sont même pas assurées ? », s’est-il interrogé. ​ Un mal récurrent du football africain selon Bell ​Élargissant son diagnostic à l’échelle du continent, l’analyste estime que la sélection sénégalaise est tombée dans les mêmes travers que d’autres grandes nations africaines. « Le Sénégal rappelle malheureusement ce que le Cameroun, le Nigeria ou le Togo ont déjà connu. Les sélections africaines se copient souvent, mais elles reproduisent davantage leurs mauvaises pratiques que leurs bonnes méthodes d’organisation », a-t-il affirmé. ​Pour conclure, Joseph-Antoine Bell a mis en garde contre le piège des succès continentaux qui masquent souvent des tares structurelles profondes. « À chaque Coupe d’Afrique, un champion est célébré et chacun pense avoir progressé. Puis arrive la Coupe du monde, où l’on mesure le véritable niveau d’organisation face aux meilleures nations, et les mêmes faiblesses réapparaissent. Tant que ces problèmes ne seront pas corrigés, le football africain continuera de se heurter aux mêmes limites. »

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L’ancien gardien international camerounais Joseph-Antoine Bell a livré une analyse particulièrement sévère après l’élimination du Sénégal de la Coupe du monde. Invité d’une émission sportive, le mythique portier des Lions Indomptables a estimé que les difficultés et la contre-performance de la bande à Aliou Cissé trouvent leur origine bien avant les prestations livrées sur le terrain. ​Selon le consultant camerounais, les nombreux dysfonctionnements organisationnels révélés ces derniers jours étaient parfaitement prévisibles. « Quand une équipe se présente à une Coupe du monde alors que les problèmes autour de son entraîneur sont déjà étalés sur la place publique, cela signifie qu’il existe de graves défaillances en interne. Dans ces conditions, cette équipe ne peut pas prétendre devenir championne du monde », a-t-il fermement tranché. ​ « Le Sénégal était un lion en papier » ​Pour Joseph-Antoine Bell, la responsabilité principale ne incombe pas directement aux footballeurs, mais plutôt à l'environnement dans lequel ils ont été plongés. « Le football ne commence pas avec les joueurs. Ils sont les acteurs principaux, mais tout ce qui est mis en place en amont est essentiel. Si cette préparation est défaillante, cela finit toujours par se ressentir sur le terrain. Aujourd’hui, on découvre que le Sénégal était un lion en papier. Les joueurs n’ont pas été aidés par ce qui se passait autour d’eux », a-t-il regretté. ​L’ancien portier marseillais a notamment pointé du doigt des failles logistiques élémentaires qu'il juge inacceptables à ce niveau de compétition. « Les repas, les déplacements, les visas, l’organisation quotidienne… Ce sont des aspects qui relèvent d’un simple cahier des charges. Ils devraient être réglés avant même le début de la compétition. Ce qui est difficile, c’est la gestion tactique, psychologique ou stratégique d’un match. Mais comment espérer maîtriser ces paramètres quand les bases de l’organisation ne sont même pas assurées ? », s’est-il interrogé. ​ Un mal récurrent du football africain selon Bell ​Élargissant son diagnostic à l'échelle du continent, l'analyste estime que la sélection sénégalaise est tombée dans les mêmes travers que d'autres grandes nations africaines. « Le Sénégal rappelle malheureusement ce que le Cameroun, le Nigeria ou le Togo ont déjà connu. Les sélections africaines se copient souvent, mais elles reproduisent davantage leurs mauvaises pratiques que leurs bonnes méthodes d’organisation », a-t-il affirmé. ​Pour conclure, Joseph-Antoine Bell a mis en garde contre le piège des succès continentaux qui masquent souvent des tares structurelles profondes. « À chaque Coupe d’Afrique, un champion est célébré et chacun pense avoir progressé. Puis arrive la Coupe du monde, où l’on mesure le véritable niveau d’organisation face aux meilleures nations, et les mêmes faiblesses réapparaissent. Tant que ces problèmes ne seront pas corrigés, le football africain continuera de se heurter aux mêmes limites. »

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