Le Sénégal serait-il le cobaye du Fonds monétaire dans le cadre du traitement de sa dette dans le cadre du « Cadre commun du G20 » ? Il y a de quoi le craindre sur la base des propres déclarations de la directrice générale du FMI. En effet, tout en affichant son optimisme pour notre pays par rapport à l’accord sur un nouveau programme de 2,2 milliards de dollars, Mme Kristalina Georgieva dit ceci : « Je peux vous dire que mes conversations avec les principaux créanciers montrent que tout le monde comprend qu’il s’agit du cas test du dispositif que nous avons adopté à travers la Table ronde mondiale sur la dette souveraine ».
La patronne du Fonds parle comme si son institution pouvait ignorer les déclarations dites erronées sur notre dette (« dette cachée », alors même qu’elle avait régulièrement validé, ces dernières années, les chiffres communiqués par l’État sénégalais par le biais ses différentes revues annuelles et réunions de son conseil d’administration.
Ce monde financier est décidément sans pitié. Pour ce qui est du Sénégal, c’est ce qu’on appelle se jeter dans la gueule du loup.
NOTATION FINANCIÈRE
Quand on voit les taux d’intérêts appliqués à certains, notamment africains, et non à d’autres (occidentaux) pourtant aussi ou plus endettés, on ne peut que saluer la création, le 7 octobre en Île Maurice par l’UA, de l’Agence de notation financière d’Afrique (African Credit Rating Agency-AfCRA).
On verra la suite…
Mamoudou Ibra Kane
Président du mouvement « Demain, c’est maintenant »













