Ousmane Sonko ne s’est pas contenté de dire non. Lors de son point de presse sur la LFR, il a détaillé la solution de Pastef sur le carburant, avec des chiffres à l’appui.
Premier levier : la subvention. Selon lui, tant que le baril reste sous les 91 dollars, l’État peut la supprimer « sans conséquence ». Une affirmation de taille, dans un pays où le débat sur le coût de l’énergie reste explosif.
Deuxième levier : la fiscalité. Pastef propose de ramener la TVA à 15 % au lieu de 18 %. Le parti réclame aussi une baisse des droits de porte et des taxes spécifiques, afin de réduire encore le prix à la pompe.
L’objectif affiché est double : alléger la facture du consommateur et sortir de la logique de hausse des prix que le gouvernement semble envisager. Le leader de Pastef constate par ailleurs qu’« aucune mesure de ciblage » n’a été mise en place, contrairement à ce que l’exécutif avait promis.
Sa proposition est claire : « Que l’exécutif vienne en discuter à l’Assemblée. » La commission se réunit mardi, la plénière est prévue jeudi.
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