Lors de son point de presse sur la loi de finances rectificative, Ousmane Sonko est revenu sur le dossier de la dette cachée. Il n’a pas mâché ses mots : « Ceux qui disaient le contraire sont aujourd’hui les avocats des auteurs de la dette. »
Le leader de Pastef rappelle le choix fait à l’époque. « Nous avions choisi de dire la vérité, avec tout ce que cela peut avoir comme conséquence. » Une vérité assumée, dit-il, malgré son coût politique.
Il détaille aussi la manière dont le dossier a été piloté. Il affirme avoir coordonné les réunions sur la dette à la Primature, avec les ministres Cheikh Diba, Abdourahmane Sarr et Al Amine Lo. Le président de la République arbitrait parfois et, selon lui, s’est finalement aligné sur sa position, favorable à une restructuration.
« Cela a toujours été la position de l’État du Sénégal. Il n’y a jamais eu d’inertie », martèle-t-il. Pour preuve, il cite le travail engagé sur la création d’un fonds de garantie de 2 000 milliards de francs CFA, ainsi qu’un accord de 2 milliards de dollars.
Un plaidoyer pour son bilan, mais aussi un message à ses adversaires, à quelques jours d’un vote décisif sur la LFR.
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