Sur le plateau du Sen show, Madiambal Diagne ne s’est pas contenté de raconter son exil : il a sorti l’artillerie lourde. Première salve, une affaire aux allures de thriller international. « Une enquête internationale est en cours sur mes révélations », affirme-t-il, ajoutant que le FBI « a été reçue par la Douane ». Aucun détail sur l’objet, le cadre ou l’issue de cette visite.
Seconde salve, plus explosive : les services de renseignement auraient intercepté un appel entre Ousmane Sonko et Abass Fall. Selon lui, les deux hommes y auraient estimé que, pour obtenir ce qu’ils veulent en 2029, il faut « s’occuper de Madiambal ». La présidentielle se jouerait donc, dans ce récit, autour d’un seul homme, et ce n’est pas le moins modeste des scénarios.
L’invité a conclu d’une formule qui tient du sous-entendu : « Je sais beaucoup de choses. » On ignore lesquelles, et c’est peut-être toute l’habileté : une menace laissée en suspens vaut souvent mieux qu’une révélation livrée.
À ce stade, rien n’est étayé : ni enregistrement produit, ni confirmation de la Douane ou du FBI, ni réaction de Sonko ou de Fall. Le procédé est connu : l’annonce fracassante, la preuve différée. En matière d’écoutes comme de coopération policière, la parole d’un seul ne fait pas dossier. Aux intéressés de répondre, aux preuves de suivre.













