• Latest
  • Trending
  • All
Le «grossifesse», la mode dont les ivoiriennes sont folles

Le «grossifesse», la mode dont les ivoiriennes sont folles

24 octobre 2018
Etats-Unis : Diomaye prend la parole devant l’AG des Nations unies, jeudi

Etats-Unis : Diomaye prend la parole devant l’AG des Nations unies, jeudi

23 septembre 2026
Raja – Pape Ousmane Sakho : un nouveau bras de fer éclate

Raja – Pape Ousmane Sakho : un nouveau bras de fer éclate

23 septembre 2026
ADVERTISEMENT
Thierno Alassane : « Le gouvernement veut-il encore enrichir José ? »

Thierno Alassane : « Le gouvernement veut-il encore enrichir José ? »

23 septembre 2026
Mercato : Souleymane Comissaire Faye à l’essai à Chelsea

Mercato : Souleymane Comissaire Faye à l’essai à Chelsea

23 septembre 2026
Rugby : les U18 du Sénégal en stage en Tunisie pour préparer les JOJ

Rugby : les U18 du Sénégal en stage en Tunisie pour préparer les JOJ

23 septembre 2026
Justice : Le bracelet électronique de Lat Diop retiré

Justice : Le bracelet électronique de Lat Diop retiré

23 septembre 2026
CAN 2027 : Patrick Vieira face à son premier grand défi avec le Sénégal

CAN 2027 : Patrick Vieira face à son premier grand défi avec le Sénégal

23 septembre 2026
PCA SN-HLM : Diomaye renouvelle sa confiance à Samba Ndiaye, le décret signé

PCA SN-HLM : Diomaye renouvelle sa confiance à Samba Ndiaye, le décret signé

23 septembre 2026
Équipe nationale féminine : Alioune Abitalib Fall succède à Mame Moussa Cissé

Équipe nationale féminine : Alioune Abitalib Fall succède à Mame Moussa Cissé

23 septembre 2026
Alerte à des vents forts sur les côtes sénégalaises (ANACIM)

Alerte à des vents forts sur les côtes sénégalaises (ANACIM)

23 septembre 2026
Gana Gueye se lance dans un nouveau projet au Mans FC

Gana Gueye se lance dans un nouveau projet au Mans FC

23 septembre 2026
Rufisque : un agent Mobile Money interpellé pour retraits frauduleux !

Rufisque : un agent Mobile Money interpellé pour retraits frauduleux !

23 septembre 2026
  • About
  • Advertise
  • Privacy & Policy
  • Contact
mercredi, 23 septembre 2026
  • Login
Senegal7
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Société
  • International
  • Videos
  • Sports
  • People
No Result
View All Result
Senegal7
No Result
View All Result

Le «grossifesse», la mode dont les ivoiriennes sont folles

by Assane Seye
24 octobre 2018
in Santé, SANTE, SOCIETE
0
Le «grossifesse», la mode dont les ivoiriennes sont folles

En Côte d’Ivoire, plus les fesses sont grosses mieux c’est. Une course en avant qui menace la santé de pas mal de femmes.
Elles prennent du «grossifesse», onguent miracle au nom révélateur ou se couvrent le derrière de gaines «push-ups»: en Côte d’Ivoire, où «bigisbeautiful», les femmes rivalisent d’ingéniosité pour élargir leurs formes. La filiforme Kate Moss et ses égéries n’ont jamais eu la cote à Abidjan. «En Côte d’Ivoire, pour être belle, il faut avoir un beau bassin», observe Sarah, une commerçante de 34 ans. «Les hommes préfèrent les femmes un peu fessues».

Car les rondeurs sont signe d’opulence et de «bonne santé», explique le politologue Jean Alabro. Elles sont aussi gages de «maternités glorieuses», dont «les fesses sont le siège», poursuit-il. Tous les artifices semblent donc permis pour épanouir son séant. Evelyne est vendeuse de «grossifesse», autrement appelé «botcho crème» dans le marché de Treichville, le plus important de la capitale économique ivoirienne. En nouchi, la langue de la rue, «botcho» signifie «vaste arrière-train».

Cet onguent, produit à base d' »huile de foie de morue », de miel ou encore de beurre de karité, selon sa notice, connaît un succès inégalé. «C’est ma meilleure vente», affirme Evelyne, devant la crème «jolis seins» et la pommade «bazooka», qui sert à «affermir et grossir les membres» des hommes. Des dizaines de pots s’arrachent chaque jour, à 15.000 ou 25.000 francs CFA (23 ou 38 euros) l’unité, poursuit-elle. Une fortune en Côte d’Ivoire. Dans son petit kiosque, deux gros cartons destinés au marché ghanéen voisin attendent d’être emportés.

«Ce que Dieu donne, il faut garder»
Les résultats sont «garantis au bout de 30 jours» et durent, lance Evelyne, «il n’y a pas une seule cliente qui s’est plainte». «C’est pas comme les comprimés, qui te font gonfler, et ensuite tu perds», ajoute-t-elle. Des médicaments «élargissants» vendus dans un packaging plus professionnel -la plupart venant de pays anglophones, notamment du Nigeria- sont également proposés aux clientes à Treichville. Souvent à base de corticoïdes, ils génèrent diabète, hypertension ou infections, pouvant aller jusqu’au coma, met en garde le Pr Fatima Ly, dermatologue-vénérologue à Dakar.

Dans la capitale sénégalaise, ces médicaments, souvent faux, créent un «énorme» problème de santé publique qui affecte des milliers de personnes chaque année, s’alarme-t-elle. Moins lourdes de conséquences: les «fausses fesses», sortes de culottes rembourrées, que tâte Christine à Abidjan. «C’est pour ma fille», explique cette retraitée de 56 ans.
«Moi, j’ai déjà beaucoup de derrière, c’est lourd à porter», plaisante cette dame en robe jaune, qui refuse de communiquer son nom de famille mais assure préférer le «naturel» à l’«artificiel». «Ce que Dieu donne, il faut garder», dit-il. Apparus il y a cinq ans, ces compléments fessiers se vendent comme des petits pains, à 9.000 FCFA (13,7 euros) l’unité, se réjouit Kader Camara, le propriétaire du magasin.
«Avant, on n’avait pas ce genre d’articles. C’était un secret de femmes qui, pour aller danser, se cousaient plusieurs pagnes»afin de gonfler leur derrière, raconte-t-il.
Les insatisfaites de leurs cuisses se voient aussi proposer des rembourrages grossissant le haut des jambes, appelés «pistolets», poursuit le commerçant qui, pour expliquer ce terme, mime le geste d’un cow-boy, les bras le long du corps et rangeant ses revolvers.

Des lipo-injections dans les fesses
Autre technique d’élargissement, le bouillon cube Maggi, omniprésent dans la cuisine africaine, se verrait détourné de son usage alimentaire…
«J’ai une amie d’amie qui en prenait sous forme de suppositoire pour faire grossir ses fesses», assure Francine, jeune trentenaire. Cette pratique, apparue en RD Congo, a même donné lieu à une chanson dans ce pays. Les femmes «pensent que comme c’est gras, ça va leur faire prendre du volume», observe-t-elle.
«Le bouillon doit être utilisé pour la cuisine», commente sobrement Peggy Diby, communicante pour Nestlé/Maggi en Afrique de l’ouest, qui s’interroge sur la «véracité» de cette pratique. Pour les plus argentées, reste la solution bistouri, qui passe par une opération hors de Côte d’Ivoire.

Le chirurgien plastique parisien Robin Mookherjee, qui vient chaque mois à Dakar, indique avoir vu passer «des centaines de patientes» ouest-africaines, notamment ivoiriennes, influencées selon lui par la culture négro-latino-américaine. Il cite aussi le cas de Maliennes venues le consulter depuis Tombouctou à la première occasion, dès que les combats ont cessé dans leur pays. Autant de femmes prêtes à payer 3 à 4.000 euros pour se faire «lipo-injecter» dans les fesses leur propre graisse, prélevée dans leur ventre ou leurs bras.
(Slate Afrique)

Tags: cote d'ivoireEudoxie YaogrossifesseIvoiriennesMode
Previous Post

(Vidéo) Visite surprise de Serigne Basse Abdou Khadre chez Cheikh Béthio à Touba Dianatoul Mahwa

Next Post

( 10 Photos ) Lutte MMA: Bombardier sue eau et encre pour préparer son combat…

Assane Seye

Assane Seye

Next Post
( 10 Photos )  Lutte MMA: Bombardier sue eau et encre pour préparer son combat…

( 10 Photos ) Lutte MMA: Bombardier sue eau et encre pour préparer son combat…

  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Société
  • International
  • Videos
  • Sports
  • People
Call us: +1 234 JEG THEME

Copyright © 2026 SENEGAL7.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Société
  • International
  • Videos
  • Sports
  • People

Copyright © 2026 SENEGAL7.