Ce mardi 27 octobre, à 10 heures, l’Assemblée nationale examine en plénière la loi de finances rectificative 2026, rejetée en commission vendredi dernier. Sénégal7 vous propose un live texte, avec un thiéboudieune de chiffres bien assaisonné.
Dakar retient son souffle. Le Pastef a posé ses conditions et n’entend pas voter les yeux fermés. Le suspense vaut un derby Jaraaf-Casa, avec des milliards de FCFA à la place du ballon.
Trois hypothèses sont sur la table, et aucune n’est un attaya bien sucré.
Hypothèse 1 : l’article 86, alinéa 6
Si les députés disent non, le Premier ministre peut dégainer cette arme. Après délibération du Conseil des ministres, le gouvernement engage sa responsabilité sur le texte. Si aucune motion de censure n’est déposée dans les 24 heures, la loi est réputée adoptée, sans vote ni débat. Le hic : le Pastef peut déposer cette motion et renverser le gouvernement. Autant scier la branche sur laquelle on est assis, en plein hivernage.
Hypothèse 2 : la chute qui fait mal
L’accord technique avec le FMI, soit 2,2 milliards de dollars sur 2026-2029, attend encore le feu vert de son conseil d’administration. Un gouvernement renversé, et l’accord risque de prendre froid. Sans FMI, les investisseurs iront voir ailleurs, et l’État devra financer ses ambitions avec une dette proche de 130 % du PIB. Ça ne se règle pas à coups de « ndank ndank ».
Hypothèse 3 : l’article 52
Le chef de l’État peut s’octroyer des pouvoirs exceptionnels, mais seulement si les institutions sont menacées de manière grave et immédiate et que les pouvoirs publics ne fonctionnent plus. Il doit alors informer la Nation par un message, puis soumettre ses mesures au Parlement sous quinze jours. Gouverner par ordonnances est le cauchemar des marchés : les bailleurs détestent les surprises, surtout celles qui ressemblent à un tangana institutionnel.
Rendez-vous sur Sénégal7 dès la reprise de la séance, minute par minute, avec la dose d’humour qu’il faut pour digérer les chiffres. Préparez le café Touba et restez connectés.











