Le mandat, encore le mandat, toujours le mandat. Comme si nous n’avions que ça faire. Arrêtons avec ce MAUDIT MANDAT. Qui ne nous a coûté que du sang et des larmes..
Malgré la quiétude du #Magal de #Touba – louanges à Cheikh Ahmadou Bamba et hommages à son khalif Serigne Mountakha Bassirou Mbacké-, il y a des esprits perturbés et perturbateurs qui osent encore nous ressasser un débat qu’on croyait définitivement dépassé avec son lot de drames. Mais que non !
Après les vives et tragiques polémiques constitutionnelles à la veille des élections présidentielles de 2012 et 2024, ces esprits, tout sauf bien intentionnés, reviennent à la charge pour pousser à un tripatouillage de la Constitution. Comme pour dire, « il n’y a jamais deux sans trois » tout en changeant, cette fois-ci, d’angle d’attaque. Ils ne parlent pas de « Troisième Mandat », puisque, de toutes façons, notre Charte fondamentale est claire là-dessus.
Ces esprits, rien de péjoratif de les appeler ainsi, nous sortent de leur chapeau de magiciens « UN RETOUR AU SEPTENNAT », un retour qui, disons-le clairement, serait une rupture du consensus national fort, obtenu de haute lutte sur le QUINQUENNAT lors de la Réforme constitutionnelle de mars 2016. Plus grave, les partisans du tripatouillage ne se rendent même pas compte qu’ils sont en train de remettre en cause la sacro-sainte INTANGIBILITÉ mettant hors de portée de toute modification de la Constitution, la DURÉE DU MANDAT (5 ans) et le NOMBRE DE MANDATS consécutifs (limitation à deux avec une précision de taille : « Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs).
Dans le cadre de ce principe fondamental de l’intangibilité, qui couvre également le MODE DE SCRUTIN (suffrage universel direct pour élire le Président de la République) et la FORME RÉPUBLICAINE DE L’ÉTAT, le Conseil constitutionnel n’a eu de cesse de marteler son strict respect à chaque fois que l’occasion s’est présentée aux « Sept Sages ».
En passant, ne nous avait-on pas plutôt annoncé une toute autre Révision de la Constitution, et par Référendum ?
Avec tout le respect dû, ceux qui évoquent et invoquent « le retour au septennat » sont dans une entreprise de distraction massive, c’est-à-dire le genre de distraction qui est de la même veine que le fameux DUEL AU SOMMET DU POUVOIR qui a déjà fait perdre au Sénégal plus deux années de travail et, donc, de progrès économique et social.
Le président de la République élu le 24 mars 2024 savait pertinemment qu’il disposait d’un mandat de 5 ans, contrairement à ses deux derniers prédécesseurs qui avaient, chacun, un premier mandat de 7 ans. C’était leur chance mais cela ne signifie que leur successeur a joué de malchance. La meilleure attitude qui s’imposait ou s’impose toujours au président Bassirou Diomaye Faye et ses compagnons était où est de tenir compte de cette importante DONNE ET DONNÉE TEMPS en se mettant exclusivement AU TRAVAIL. Et au plus vite.
Malheureusement, on ne saurait dire que ce fut le cas et ce n’est pas encore tout à fait le cas.
Les partisans, que dis-je, les artisans du retour en arrière au septennat, voudraient-ils assurer un « mandat de rattrapage » au Chef de l’État à qui il ne reste, d’ailleurs, que moins de 3 ans, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Toutefois, ce serait faire fi de deux choses fondamentales : l’intangibilté inscrite dans le marbre constitutionnel et l’incertitude sur celui qui sera élu ou réélu en 2029. L’un dans l’autre, il faut, ici et maintenant, enterrer cette mauvaise idée de septennat. Sachons avancer au lieu de reculer, d’autant que ce recul auquel on nous convie ne nous permet pas de mieux sauter.
Monsieur le Président de la République, la récréation a assez duré comme ça ! Ses conséquences sont déjà très coûteuses au pays.
Sifflez la fin, élevez la voix et posez les actes. C’est la seule et unique attente des Sénégalais. C’est de votre responsabilité.
Mamoudou Ibra KANE
Leader de Demain C’est Maintenant














