Sur X, le fondateur du think-thank, Afrikajom Center, Alioune Tine, s’est invité au débat sur le niveau de langue du ministre Amy Mara Dieye.
« La sociolinguistique peut avoir un avis autorisé sur ce français « créolisé » qui fait parler l’espace public et les réseaux sociaux. La langue française, je le dis depuis longtemps est la langue nationale, celle écrite et parlée dans l’administration, les tribunaux et dans laquelle le Président de la République prête serment. Le respect de la norme grammaticale, phonétique et même l’accent était surveillé par le Président Leopold Sédar Senghor, premier agrégé de grammaire noir. Comme les français , les sénégalais et les africains francophones veillent plus sur la norme de la langue française que sur celle des langues africaines« , a-t-il d’emblée réagi.
Selon lui, faire une faute en wolof ou en pulaar est moins scandaleux que faire des fautes en français.
« Qu’est-ce que ça dit de la « souveraineté linguistique et culturelle » dont on se gausse tout le temps. La question de la décolonisation des imaginaires linguistiques et culturels s’expriment en toute beauté. Une belle continuité de l’incorporation de la norme comme valeur depuis Leopold Sedar Senghor« , conclut le responsable de la société civile.
Birama Thior – Senegal7













