Dans son édition de ce lundi 27 septembre, L’Observateur a tenté de rejouer le film de l’audition de Reug Reug devant les enquêteurs.
«Lors de son premier face-à-face avec les enquêteurs, le lutteur tente de sauver sa peau. Il joue la carte de l’ignorance. Oui, il a convoyé un carton à bord d’une Mazda jusqu’à l’appartement des Maristes. Oui, il l’a remis à son oncle. Mais, il jure n’avoir jamais ouvert ce carton et ignorer qu’il contenait des coupures de billets noirs de 100 dollars. Il [défend] l’a reçu fermé, scellé.»
Le quotidien du groupe Futurs médias d’enchaîner : «Les gendarmes l’écoutent puis passent à l’attaque. Pourquoi est-il resté dans l’appartement [aux Maristes, où le carton de faux billets a été déposé] ? Pourquoi n’est-il pas parti quand il a vu que les discussions portaient sur le lavage des billets ? Pourquoi a-t-il participé aux négociations entre les faux techniciens et ses acolytes ? Pourquoi a-t-il assisté, sans broncher, aux tractations sur le partage des bénéfices, 70% pour les techniciens; 30% pour les propriétaires des billets ?»
Face à l’avalanche de questions, souffle L’Obs, «Reug Reug hésite, cherche ses mots puis lâche une explication qui laisse les enquêteurs perplexes : il est resté parce que son oncle le lui a demandé : ‘il m’a dit de rester, je suis resté. Je ne savais pas que c’était illégal ».
Une ligne que défense que les gendarmes ont vite ruiné selon la même source. Qui martéle : «Le champion de lutte baisse la tête. Il ne nie plus. Mais il ne reconnaît pas non plus. Il reste dans un entre-deux, cet espace flou où l’on ne dit ni oui ni non, où l’on espère que le doute suffira».
A noter que selon toujours le journal, le lutteur a tenté face aux enquêteurs de la brigade de recherches de Faidherbe, en charge de l’affaire, de laver son neveu en affirmant être le seul propriétaire du près d’un milliard de francs CFA en billets noirs de 100 dollars saisis.
Birama Thior – Senegal7












